Abandonner son animal : un geste puni par la loi
- 27 juil.
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Chaque année, des milliers de chiens et de chats voient leur quotidien basculer. Attachés à un arbre, laissés sur une aire d'autoroute ou déposés devant les grilles d'un refuge, ils perdent brutalement leurs repères, leur famille… et parfois leur chance de survivre. Derrière chaque abandon se cache une histoire, mais aucune ne justifie de condamner un animal qui dépend entièrement de son humain. Au-delà du drame qu'il représente, l'abandon est aujourd'hui considéré comme un véritable délit.
Pour un animal, l'abandon est un traumatisme
Contrairement aux idées reçues, un chien ou un chat abandonné ne "retrouve" pas naturellement son autonomie. Désorienté, stressé et privé de ses repères, il s'expose à la faim, à la déshydratation, aux accidents de la route, aux maladies ou encore aux actes de malveillance. Beaucoup parcourent des kilomètres à la recherche de leur foyer, tandis que d'autres restent pendant des jours à attendre le retour d'un maître qui ne reviendra jamais.
Chaque été, les refuges accueillent un nombre considérable d'animaux, mais les abandons surviennent malheureusement tout au long de l'année.
La loi protège désormais les animaux
Depuis plusieurs années, la France a renforcé sa législation en matière de protection animale. L'abandon d'un animal domestique est désormais reconnu comme un acte de maltraitance et peut entraîner de lourdes sanctions.
Ce que risque un propriétaire
Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement ;
45 000 € d'amende ;
jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 € d'amende lorsque l'abandon entraîne la mort de l'animal ou s'accompagne d'actes de cruauté ;
une interdiction, temporaire ou définitive, de détenir un animal.
Des peines qui rappellent que nos compagnons ne sont pas des objets dont on se sépare lorsque les circonstances deviennent compliquées.
Des solutions existent
Difficultés financières, déménagement, séparation, hospitalisation… La vie réserve parfois des imprévus. Pourtant, abandonner son animal ne doit jamais être la seule issue. Refuges, associations, vétérinaires et réseaux de familles d'accueil peuvent accompagner les propriétaires confrontés à une situation difficile et aider à trouver une solution adaptée.
Avant les vacances notamment, mieux vaut anticiper plusieurs semaines à l'avance la garde de son compagnon. Pension, pet-sitter ou proches permettent bien souvent d'éviter une décision irréversible.
Adopter, c'est un engagement pour la vie
Accueillir un chien ou un chat, c'est accepter de partager parfois quinze ans, voire davantage, à ses côtés. Derrière chaque adoption se cache une responsabilité, mais aussi une formidable relation de confiance. Lorsqu'un animal entre dans une famille, il ne choisit pas ses humains. En revanche, eux choisissent de veiller sur lui, quelles que soient les étapes de la vie.



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